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« Le kelsch »

Un peu d’histoire...

Le mot Kelsch, Kölsch, Koelsch, désigne une toile de lin ou de chanvre à carreaux ou à rayures, par référence au Kölnisch Blau, bleu de Cologne, obtenu avec le pastel, qui donne un bleu intense. Il est cultivé dès le 12ème siècle près de Cologne et d’Aix-la-Chapelle, lieu de résidence de Charlemagne.

L’empereur recommande dans ces capitulaires la culture et l’emploi du pastel (bleu) ainsi que ceux d’autres plantes tinctoriales comme la garance (rouge) et des fibres textiles tel que le lin et le chanvre.

Très tôt, ces cultures se répandent en Alsace et donnent naissance à un artisanat villageois spécifique où les métiers à tisser abondent. Cette toile à rayures ou à carreaux, subit toutes sortes d’influences et de modes. Elle est pendant quatre siècles l’élément essentiel du trousseau des paysannes alsaciennes et profite au fur et à mesure des progrès techniques du tissage et de la teinture.

Dans le choix des couleurs, on retrouve le rouge en proportion égale au bleu. Haguenau est un centre important de production de garance ; la racine de cette plante, séchée, réduite en poudre permet d’obtenir de beaux rouges carminés.

Au début du 20ème siècle on continue à tisser des Kelschs. La grande rusticité et solidité de ces tissages issus de l’artisanat les fait apprécier du monde rural.

Sur la fabrication du Kelsch il n’existe que très peu d’informations écrites, la transmission de ce savoir faire se faisait oralement et par l’apprentissage. 

La tradition ne veut pas dire remuer les cendres mais entretenir la flamme…